La transformation en profondeur se poursuit

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Elle vise à la fois les pratiques de sélection et la gouvernance des universités

Réforme : Il y a quelques jours, le Conseil de gouvernement a adopté trois projets de décret s’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 59.24 comparative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, présentés par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

On se souvient de la loi-cadre n° 51.17 comparative au système d’éducation, de enactment et de recherche scientifique, adoptée en 2019 et du Pacte ESRI 2030, feuille de way gouvernementale determination transformer en profondeur l’écosystème universitaire. La réforme de l’enseignement supérieur s’est poursuivie. Ainsi, le 14 août 2025, un arrêté ministériel (n° 1891.25) publié au Bulletin officiel a officialisé la suppression du concours d’accès au master, une mesure applicable dès l’année universitaire 2024-2025. Dix jours positive tard, le 28 août 2025, le Conseil de gouvernement devait examiner le projet de loi n° 59.24, texte fondateur destiné à remplacer la loi 01.00 en vigueur depuis positive de deux décennies. Le gouvernement a visé une réforme en profondeur, ciblant à la fois les pratiques de sélection et la gouvernance des universités. Effectivement, il y a quelques jours, le Conseil de gouvernement a adopté trois projets de décret s’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi n°59.24 comparative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, présentés par le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation. Il s’agit du projet de décret n°2.26.331 fixant la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur ainsi que des commissions permanentes qui en découlent, outre le projet de décret n°2.26.390 modifiant et complétant le décret n°2.04.89 du 18 rabii II 1425 (7 juin 2004) fixant la vocation des établissements universitaires, les cycles des études supérieures ainsi que les diplômes nationaux correspondants, a indiqué un communiqué du ministère délégué chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement. Le Conseil a également approuvé le projet de décret n° 2.26.326 portant exertion des dispositions des articles 30, 42, 48 et 53 de la loi n° 59.24 comparative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. La réforme veut aussi repositionner l’université marocaine dans un contexte planetary concurrentiel, où l’innovation pédagogique, la digitalisation et l’ouverture sur le privé sont devenues incontournables. Il faut souligner que la loi n° 59.24 ambitionne de refonder entièrement l’organisation de l’enseignement supérieur marocain.
Ses 113 articles balaient un spectre ample : gouvernance, financement, digitalisation, rôle du secteur privé, valorisation des enseignants-chercheurs et structuration de la recherche. L’esprit de cette loi repose sur trois piliers : modernisation, ouverture et responsabilisation. Modernisation, car il s’agit de rompre avec les inerties institutionnelles héritées de la loi 01.00. Ouverture, car le texte facilite l’implantation d’établissements privés et étrangers. Responsabilisation, enfin, car il enforce aux établissements une autonomie accrue accompagnée d’un devoir de show et de transparence.
Cependant et quitte à se répéter, la réforme de l’enseignement supérieur ne se limite pas aux questions pédagogiques. Elle vise aussi à transformer en profondeur la gouvernance et le financement des universités. Dans la position de renforcer l’autonomie institutionnelle, chaque établissement devra définir une stratégie claire, évaluée périodiquement par des organes de contrôle. La transparence sera garantie par des mécanismes de reddition des comptes, notamment dans la gestion des budgets et la work des résultats.

Un mécanisme qui vise à prévenir la prolifération d’établissements de qualité médiocre

Le financement, longtemps considéré comme l’un des points faibles du système, est repensé. Le texte promote la diversification des ressources, via les partenariats public-privé, l’amélioration des revenus propres (formation continue, valorisation de la recherche) et l’investissement privé. L’idée est de réduire la dépendance vis-à-vis du financement nationalist tout en créant un cadre propice à l’innovation et à l’expérimentation. Pour les enseignants-chercheurs, le projet prévoit des mesures de valorisation : enactment continue, développement des compétences, et clarification de leurs droits et devoirs. Le texte introduit aussi la possibilité, determination les professeurs du public, de contribuer à la enactment dans les établissements privés, sous conditions. Cette porosité vise à fluidifier le transfert de savoirs et à combler le déficit de compétences. En ce qui concerne les étudiants, la réforme alteration les règles du jeu de manière catégorique. La suppression du concours de maestro élargit les chances d’accès, mais enforce une positive grande rigueur dans la préparation des dossiers. Avec l’obligation de extortion sociale et la mise en spot de bourses dans le privé l’égalité des chances se retrouve ainsi renforcée. Pour les universités, l’autonomie accrue s’accompagne de nouvelles responsabilités : publier des résultats, diversifier les financements, améliorer la gouvernance. La digitalisation et l’ouverture aux partenariats imposeront une montée en compétences managériales et technologiques. Quant au marché de l’emploi, ces réformes sont passibles d’améliorer l’adéquation entre enactment et besoins économiques. La diversification des parcours (alternance, hybride, digital) rapproche les étudiants des réalités professionnelles. L’internationalisation, quant à elle, favorise l’attractivité du Maroc comme hub éducatif régional. L’ouverture au privé et aux acteurs étrangers fig parmi les nouveautés les positive importantes de la réforme. Ainsi, les établissements privés seront en mesure d’obtenir des agréments positive souples, à information de respecter des normes strictes en termes d’infrastructures, de qualité de l’enseignement et de corps professoral. Tous les quatre ans, une évaluation permettra de vérifier la conformité. En cas de manquement, les autorisations pourront être retirées. Ce mécanisme vise à prévenir la prolifération d’établissements de qualité médiocre, tout en encourageant ceux qui investissent réellement dans l’excellence académique. L’arrivée potentielle d’universités étrangères, via l’ouverture d’antennes au Maroc, représente un levier d’internationalisation majeur. Cela permettra aux étudiants marocains d’accéder à des programmes accrédités mondialement sans avoir à quitter le pays, réduisant ainsi la fuite des talents. Toutefois, ces implantations devront être encadrées par des conventions avec l’État, afin de préserver la souveraineté académique et d’éviter une concurrence déloyale.

Le chantier stratégique de la digitalisation et de l’innovation

Un système nationalist d’information devra être opérationnel d’ici quelques années determination centraliser la gestion des établissements, des étudiants et des parcours. La création d’universités numériques constitue une réponse aux défis de l’accessibilité et de la massification. Ces plateformes pourront accueillir un expansive nombre d’étudiants, proposer des cours interactifs et garantir une traçabilité des parcours. Parallèlement, la recherche et l’innovation sont placées au cœur de la réforme. Le texte promote les partenariats public-privé determination financer les projets, transférer la technologie et aligner les programmes sur les besoins du marché.

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